Coucou les copinautes !

Me revoici après de longues semaines de calvaire et je ne sais pas trop pourquoi je vous parle de cela, c'est un peu personnel, mais cet endroit à toujours été mon exutoire... aujourd'hui ne fait pas exception.

 

Je suis encore un peu fragile médicalement parlant et je ne sais absolument pas vers quoi je vais, ni si la médecine va trouver des solutions à mon soucis.
Le 14 janvier dernier, j'ai commencé a ressentir une douleur assez intense dans l'aine droite. Ceux qui me connaissent savent qu'avant de me plaindre, il faut vraiment atteindre un seuil de douleur qui pour beaucoup est déjà l'insupportable. Question d'orgueil, j'imagine.
Bref, j'étais grosso-modo à des douleurs à 7 voire parfois 8 sur 10, en sachant, pour echelle de valeur entre mamans, que j'ai placé mes contractions a 7/10 environ. Donc, je ne suis généralement pas douillette.
Mais là, ca commençait à sérieusement chatouiller mon petit bidon alors j'ai demandé à Monsieur mon presque-mari de m'emmener chez le doc' qui a immédiatement pensé à une appendicite et qui nous a dirigé vers les urgences de suite. Parce que ... aïe. Par soucis de garde d'enfants, on a quand même attendu le lendemain matin que nos bouilles d'amour soient à l'école.
Finalement, je suis repartie avec une mauvaise information après une échographie et un scanner. En fait, il se trouve qu'au même moment, j'avais une micro cystite, symptôme très habituel chez moi, et qu'ils ont mis cette douleur sur ce compte là. J'avais beau leur expliquer que j'étais habituée tant aux douleurs d'infections urinaires qu'aux douleurs de kystes aux ovaires, et que ca n'avait genre ... CARREMENT RIEN A VOIR PUTAIN ! bah .... nafout` ma pomme !
Ok, cystite ma petite dame, on vous colle sous antibiotiques, et yolo.

Sauf que les antibiotiques n'ont évidemment pas réglé le problème de douleur dans la fosse illiaque droite puisque ... ca n'était pas l'infection urinaire le problème. et placer la vessie et le pipitrou au niveau de l'os de la hanche, chapeau bas l'ami.

Bref. Malgré que je déteste les médicaments, j'ai quand même accepté d'avaler le cachet énoooorme maudit pendant toute la durée que le monsieur l'a parqué sur le petit papier.

Puis finalement, je suis retournée chez mon medecin, que j'aime fort pour sa compétence, et il m'a .... renvoyée aux urgences du même endroit pour qu'un chirurgien viscéral vienne vérifier de par sa haute expérience le petit machin gluant qui dépasse de mon intestin. Et nada. pas d'appendicite.
Pourtant, j'ai eu droit à la totale encore une fois, prise de sang, perfusion, antalgiques dans la perf, echo endo, bref ... et au final, je suis repartie avec une dose de cheval de morphine, parce que ... quand y'a douleur et pas de solution, surtout on creuse pas faute de place, on renvoie les gens chez eux avec de la drogue. 
Pleine de patience et douleur aidant, j'ai de nouveau accepté ce traitement très perturbant pour mon organisme qui ne prends quasiment jamais de médicaments.

Au fil des semaines, je me suis retrouvée avec de la morphine(une gélule a diffusion lente de 30mg toutes les 12h et une gélule a diffusion rapide de 10mg toutes les 4h) . bon ma pilule mais ça c'est "normal", antidépresseur, anxiolytique, L-thyroxin (merci Hashi), et somnifère. Et il y a 15 jours nous avons eu un accident de voiture, on nous est rentrés dedans donc collier cervical, et décontractant musculaire puisque entorse du rachis cervical... elle est pas belle la vie ? 

J'ai donc passé + d'un mois alitée, devant ma TV, horrifiée de ne pas dormir la nuit malgré le somnifère et totalement triste et en colère de dormir la journée et ne pouvant rien faire à côté. Pour ca, monsieur heart à été formidable et a pris en main ce que je ne pouvais plus du tout faire à la maison.
Mais la frustration était si grande que j'ai fait une bêtise en quelque sorte. Voyant qu'aucun de ces foutu traitement ne venait à bout de cette douleur persistante (que j'ai toujours aujourd'hui) avant-hier, j'ai tout envoyé balader, je n'ai pris que ma pilule, mon antidépresseur (trop important en ce moment), et a 3h du mat` en voyant que je ne dormais toujours pas, le somnifère... mais hier soir, j'ai vécu l'horreur, et j'ai connu ce qu'était une "crise de manque".
J'ai été + en forme sur la journée, globalement... mais le soir, j'ai commencé à avoir des crises de "jambes sans repos", je ne pouvais pas rester + de quelques secondes dans la même position, je ne supportais plus mon corps envahit de spasmes et de douleurs intempestives qui venaient chatouiller régulièrement différentes parties de mon corps. Je tremblais de partout et quand j'ai compris que c'était une crise de manque, monsieur heart a appelé le 15. Et effectivement, c'est pas le genre de truc qui t'envoie un e-mail, c'est vraiment une souffrance, une détresse qui t’attrape jusqu'à ce que ton cerveau allume le bon voyant, dans mon cas, morphine.
Au final, le médecin du 15 à été formidable et à indiqué les démarches à suivre pour que mon corps stoppe la crise, et bon gré mal gré, j'ai dû reprendre de la morphine avec un tuto magique pour l'arrêter en douceur.
Merci le monsieur du 15.

Au final, vers 23h, je n'en pouvais plus et j'ai demandé à monsieur heart de m'emmener faire un tour en voiture pour essayer de me changer les idées, on s'est même arrêtés courir autour d'un square, ce qui a amplifié mon mal de ventre mais considérablement calmé mes jambes.
Et vous savez quoi ? Aujourd'hui, je n'ai pas passé toute ma journée couchée... je me suis levée aux alentours de 14h, et je suis encore debout à l'heure ou ce message va être posté. Je suis tellement heureuse d'avoir tout envoyé balader et en même temps je ne le conseille a personne, mais sans ça, je n'aurais pas pu aller mieux hier, et je n'aurai sans doute pas pu rester aussi longtemps debout et réveillée aujourd'hui.

 

Alors surtout, ne faites pas comme moi, réduisez la dose des médicaments prescrits petit à petit, voyez avec votre médecin, mais quand plus d'un mois s'écoule sans que votre soucis ne soit arrangé et que vous vous gavez de médocs, pensez à ne pas être fataliste au fond de votre lit, et voyez avec votre médecin comment faire pour vous simplifier la vie si cela est possible... mais je sais que j'ai une sérieuse résistance à la douleur et que ce n'est pas évident pour tout le monde... foutu orgueil.

En tout cas, je vous ai fait grâce des effets secondaires, mais un résumé ? attention, minute totale glamour...
Entre la fièvre, donc forcément la transpiration, les sueurs froides, les douleurs, être restée dans le même pyjama en ayant transpiré comme un bœuf dedans pendant une semaine et ne passer à la salle de bain pour le nettoyage des zones essentielles, les malaises, la courante hyper... liquide ^^' ... bref, toussa toussa, au final je sens que mon corps est en train de faire le travail tout seul et que petit à petit, il se purge de la merde toxique que la médecine m'a fait avaler. 
Je suis assez en colère d'avoir subi tout ça, de m'être sentie coupable et frustrée auprès de ma famille, d'être tombée dans les pommes X fois, alors que simplement de diminuer la dose de morphine aurait suffit pour que je me sente suffisamment bien au quotidien pour pouvoir me lever et profiter de ma famille, et des trucs normaux quoi ... bah je l'aurai fait bien avant.

Si tu as tenu jusque là tu es super courageux, et je viens de t’expliquer en un pavé pourquoi j'ai été absente... Mais on continue de préparer notre mariage, alors vous allez bientôt retrouver un article... surtout qu'on s'est offert une ... troutrouilleuse ?

 

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En tout cas je vous embrasse, et si vous avez eu une expérience similaire ou spéciale aussi avec des médicaments, n'hésitez pas à partager, commenter, bref, ce que vous voulez...

La bisette.

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